Site du comité référendaire saint-blaisois opposé à ce projet des Chauderons

Ne cédons pas au chantage !

La menace d’un projet pire que celui soumis au référendum du 10 juin est brandie de manière constante et répétitive par les protagonistes du projet des Chauderons : nous risquerions un projet de 80 logements !

Au-delà des arguments évidents qui font qu’un tel projet ne serait pas réaliste (problèmes d’accès, frais à charge de la commune), pourquoi donc un projet de 80 logements devrait être envisagé par le Conseil Communal, ou imposé par le propriétaire comme un tremblement de terre incontrôlé ?

Pourquoi cette rengaine de type punitive de la part des autorités et du mouvement « Saint-Blaise bouge » ?
On se croirait dans une mauvaise école où les élèves reçoivent une punition s’ils ne donnent pas la réponse attendue par un maître sévère.

Nous vivons dans une démocratie, et les citoyens saint-blaisois méritent mieux que d’être pris pour des élèves récalcitrants. Ne peut-on pas voter en toute liberté OUI ou NON au projet actuel des Chauderons selon nos convictions sans risquer une punition ?

Il est écrit dans le Bulcom du 25 mai : « il est possible de fixer des règles de construction pour le propriétaire… ». Effectivement les autorités ont pu négocier des règles avec le propriétaire pour le projet actuel, et elles le pourront toujours si un nouveau projet doit être envisagé.

Osons donc croire que nos autorités sont au service du bien-être des citoyens et que ce sera toujours le cas dans le futur. Si le projet actuel ne nous convainc pas, osons donc nous exprimer et ne cédons surtout pas à ce chantage inapproprié !

Catherine Simonetta, Saint-Blaise

Ce sur quoi on vote

Par un heureuse coïncidence les flyers pour le OUI et pour le NON sont arrivés en même temps à tous les habitants de Saint-Blaise. Chacune et chacun peut ainsi facilement comparer les raisons et les propos des deux camps.

On note quand-même que seul le flyer du comité référendaire illustre clairement le contenu de la modification du plan d’aménagement qui est le vrai objet de la votation (et non pas le projet immobilier en soi).

Voici ici ce tableau qui compare les exigences du règlement actuel et celles introduites par la modification contestée.
A noter que des hauteurs maximales modifiées s’appliquent exclusivement au secteur des Chauderons. Dans toutes les autres zones de moyenne densité au nord de la voie CFF cette hauteur est fixée à 7,50 m.

On peut aussi noter que si le OUI s’affirme, le volume bâti augmente.
De quoi se poser des questions sur la pertinence des affirmations à propos des prétendues 80 habitations qui seraient construites si le NON gagnait.

Un débat, un vrai

Après les polémiques autour du prétendu « débat » organisé par le Conseil communal ce 16 mai, grace à RTN on a pu montrer que le camp du NON ne craint aucunement de débattre quand les conditions sont correctes et équitables.

Retrouvez le podcast du débat à l’adesse:

https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20180515-Projet-immobilier-des-Chauderons-a-Saint-Blaise-le-debat-en-direct-des-7h30.html

Les organisations citoyennes du NON ne participeront pas au « grand débat public » du Conseil communal de Saint-Blaise

Malgré plusieurs échanges et une longue discussion avec le mandataire du Conseil communal chargé de l’organisation de ce « débat », il n’a pas été possible de s’accorder sur les règles du jeu et sur des modalités équitables pour notre participation.

Ce a quoi nous avons été invités n’est à notre sens pas un débat. Pour nous un débat, c’est un échange d’opinions et de répliques entre les deux parties qui est destiné à permettre au public de se forger une opinion dans des conditions équitables. Et le rôle du modérateur devrait être purement technique. Il doit empêcher les débordements et chronométrer les prises de parole.
Or au cours de notre entretien avec le mandataire du Conseil communal, il s’est avéré clairement que celui-ci envisageait un modérateur qui dirigerait effectivement le débat en se plaçant du point de vue des partisans du OUI.

Les organisations référendaires avaient appris par le BulCom du 27 avril que le Conseil communal conviait la population à un grand débat public pour le jeudi 16 mai. Ceci sans qu’elles aient été invitées préalablement.
Ce n’est que le 7 mai qu’un mandataire du Conseil communal a pris contact avec un représentant du comité référendaire.
Malgré le court délai, deux membres du comité référendaire ont entamé immédiatement une négociation avec ce mandataire sur les modalités de cette manifestation.

Nous avons demandé que le déroulement du débat soit un échange entre les deux parties au moyen d’exposés et présentations donnés à tour de rôle, avec la possibilité d’un certain nombre de répliques, et des temps de parole égaux pour les deux camps. Le mandataire ne nous a proposé qu’une intervention de 10 minutes pour chaque partie, sans accepter de prévoir aucune période de réplique. Donc il ne peut s’agir d’un débat.

Le mandataire a ensuite insisté pour un déroulement qui privilégiait plutôt le rôle d’un modérateur/provocateur posant des questions aux interlocuteurs, un peu comme un maitre d’école. De plus, il a aussi insisté pour que des « membres du public » puissent intervenir non seulement avec des questions (ce avec quoi nous sommes d’accord) mais aussi par des interventions partisanes « spontanées », ce qui a notre avis serait la porte ouverte à tout débordement.

Cette dimension spectaculaire de l’approche du mandataire ne correspond pas, selon nous, à l’objectif de fournir une information objective et équilibrée aux citoyens de Saint-Blaise.

Ainsi nous précisons au public que le « grand débat public » du 16 mai, s’il a lieu, n’en sera pas un et qu’il ne sera qu’une manifestation organisée par le seul Conseil communal. Les organisations citoyennes du camp du NON n’y participeront pas.

Elles continueront de communiquer plutôt par voie de presse et tous autres moyens de communication et échange avec les citoyennes et les citoyens de Saint-Blaise.

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes assises et intérieur

Chauderons: une opposition plurielle

Lors de la récolte des signatures pour les demandes de référendum nous avons constaté une sympathie générale pour notre démarche, mais aussi une certaine pluralité et diversité des raisons exprimées pour s’opposer à ce projet des Chauderons.

En effet ce projet des Chauderons, aussi pour la manière avec laquelle il a été imposé à la commune, apparaît comme un concentré emblématique de ce que la politique ne devrait pas faire.

Au delà de quelques points controversés concrets, comme celui à propos des 15m de hauteur des immeubles, il s’agit aussi d’une confrontation politique avec multiples facettes, touchant des aspects tels que la vision du développement urbain en relation avec la société civile locale, la qualité de vie et de l’environnement, le respect de la légalité, l’équité des pouvoirs publics envers divers intérêts légitimes ou non, le rôle de l’argent et du pouvoir économique.

Deux articles parus dans le BulCom du 2 mars 2018 illustrent bien cette pluralité de raisons d’opposition.
(cliquez pour agrandir et lire chaque article)


Des bons et des mauvais contribuables

On doit reconnaître que la conférence de presse conjointe du promoteur et du Conseil communal du 13 février a au moins mis en lumière la vision politico-économique sous-jacente à ce projet immobilier assez atypique.

Le Conseil communal veut des ‘bons contribuables’, qui pour lui sont ceux qui ont un revenu imposable de plus de 200’000 frs par an.  Pour eux on peut faire bien sauter quelques règles qui s’appliquent aux autres.
Nous autres les ‘mauvais contribuables’, on n’a qu’à bien se tenir.

(Au fait, selon la dernière statistique disponible (2015), il n’y a sur Saint-Blaise que 45 contribuables sur 2161 qui sont taxés sur un revenu imposable de plus de 200’000 frs …)

Le double référendum communal a abouti

421 signatures ont été récoltées et déposées au délai du 7 février à la commune de Saint-Blaise pour les deux demandes de référendum.
Ces signatures doivent maintenant être validées par l’administration communale, mais au vu du large dépassement du quorum de 10% des électeurs (environ 250), il est certain qu’il y aura donc une double votation communale pour ou contre les deux arrêtés du Conseil général.

Le comité référendaire remercie particulièrement les nombreuses personnes qui ont contribué activement à la collecte des signatures.
Le grand nombre des signatures récoltée en un bref laps de temps et malgré une météo plutôt défavorable témoigne de la volonté des citoyens d’être entendus.
Lors de la récolte des signatures nous avons été frappés par l’engagement civique des personnes approchées et leur sympathie manifeste envers les raisons évoquées pour demander que ces importantes décisions soient soumises à un vote populaire.

Un double référendum communal contre la modification partielle du plan d’aménagement local ad hoc pour le secteur des Chauderons et contre le crédit d’équipement correspondant

A peine 15 jours après avoir mis à disposition du législatif et du public les détails du projet immobilier pour le secteur des Chauderons, le Conseil communal de Saint-Blaise a fait approuver au Conseil général du 21 décembre 2017, la modification du règlement communal d’aménagement ad hoc ainsi qu’un crédit d’équipement de 1’874’400 francs.

Le Comité Saint-Blaisois «Chauderons, non merci» ràunissant plusieurs opposants à ce projet se voit donc contraint à lancer un double référendum communal.

Pourquoi s’opposer à la modification du règlement communal d’aménagement ?

Il n’est pas juste de modifier les règles d’aménagement et de construction qui ont été établies pour tous, simplement parce qu’elles ne conviennent pas à un promoteur.
La réalité est que, avec l’artifice juridique d’un changement de zone à bâtir assorti d’une exception réglementaire, celui-ci pourra construire aux Chauderons un volume bâti plus grand que ce qui est permis aujourd’hui, augmenter l’occupation au sol jusqu’à 40% sur les 2/3 de la parcelle, et de plus s’affranchir de la réglementation en vigueur concernant la hauteur des immeubles.
Nous estimons que le projet immobilier proposé est exagéré, et même extravagant pour l’endroit, avec des immeubles de 15 m de haut (= 5 étages !).

Pourquoi s’opposer au crédit d’équipement ?

Le secteur des Chauderons est très excentré, mal desservi et situé à l’extrême limite nord-est de l’agglomération neuchâteloise. A notre avis, les impacts en termes de trafic et les besoins d’équipements ont été évalués de manière excessivement optimiste par le Conseil communal.  Les mesures et investissement prévus dans le crédit d’équipement de près de 1,9 million se révéleront rapidement insuffisants, obligeant la commune à de nouvelles dépenses.

On peut faire mieux, beaucoup mieux

Sans remettre en cause le droit de construire sur cette parcelle au vu des indemnisations qui seraient alors à charge de la commune, nous pensons qu’il est possible de réaliser des aménagements beaucoup plus adaptés en termes de volumes construits et respect de l’environnement.

Le délai pour le dépôt des signatures pour les demandes de référendum court au 7 février 2018.

Réseaux sociaux

Pour s’informer

Le dossier des Chauderons
Tous les documents depuis 1995 relatant les raisons du premier dézonage, les règlements en vigueur, les divers projets et intentions de construire.

Mouvement citoyen « Chauderons non merci »

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